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Tribune : L’affichage extérieur c’est la vie !

Par La rédaction OUR(S)

Publié le 26 octobre 2020 à 09:38 | Modifié le 26 octobre 2020 à 09:42

Claire Hatem est directrice de la société Affi Mobile. Cette régie d’affiche publicitaire mobile nationale a été créée en 1993 à Grenoble et intervient sur la France entière. [Cette tribune est initialement parue dans OUR(S) la revue n°2 en octobre 2020]

« La crise sanitaire que la planète vit depuis quelques mois touche de plein fouet le monde de la communication, extérieure notamment. Après une période de confinement où les activités se sont complètement arrêtées en extérieur, et fortement ralenties pour les autres supports, le monde de la communication doit également tenir compte des propositions de la Convention pour le climat. Elles sont assez sévères avec l’affichage fixe. L’affichage mobile doit certes se réinventer et dépoussiérer cette image de “vieux support polluant“ qu’il a encore parfois, mais il est dans l’air du temps avec la notion d’affichage éphémère de proximité. 

Polluant, le grand mot est lâché ! Effectivement la plupart des véhicules d’affichage mobile ont des moteurs thermiques. Chacun doit travailler au mieux pour que les moteurs soient récents et pour répondre au mieux aux contraintes environnementales. 

La solution électrique ? Aucune solution abordable n’existe aujourd’hui pour l’instant sur les formats de 2×6 m2 sur les véhicules. Chez Affi Mobile nous sommes en train de mettre en place des véhicules électriques “petit format“ avec une surface totale d’affichage de 6m2 (3x2m2). Cela représente un budget plus onéreux et avec un opérationnel limité par l’autonomie du véhicule. ET la pollution “électrique“ est présente aussi notamment au niveau de la fabrication et du recyclage. Bref, il n’y a pas de meilleure solution verte : chacune a ses avantages et ses inconvénients.

Grandissons ensemble

Conscients des enjeux environnementaux, nous prenons soin de choisir les partenaires qui ont pris position sur des méthodes et usages verts ; nous restons en veille sur le développement de nouvelles technologies pour équiper les véhicules (le Retrofit semble être une solution pour le futur proche). Nous privilégions la pertinence aux kilomètres. À chacun-e de faire de son mieux et nous pourrons grandir ensemble.

Certains voudraient bannir la publicité extérieure. Mais au profit de qui ? La communication sera-t-elle réservée à Facebook et Google qui absorbent une part importante des annonceurs locaux ? Il est admis que la publicité numérique émet aujourd’hui 4 % des gaz à effet de serre du monde, soit davantage que le transport aérien civil. Cette part pourrait doubler d’ici 2025 pour atteindre 8 % du total, soit la part actuelle des émissions des véhicules. Alors réglementer de façon excessive l’affichage, n’est-ce pas tenir un discours de verdissement qui oublie de penser dans sa globalité le sujet ?

Il y a le besoin impérieux pour les entreprises, organisations et associations de communiquer haut et fort qu’elles sont encore vivantes et qu’elles comptent bien le rester ! On tire à boulets rouges sur la communication extérieure alors que l’après confinement se passe à l’extérieur ! Tout le monde a envie de respirer… même avec un masque sur le nez ! »

Claire Hatem est directrice de la société Affi Mobile.