Médias

Le Quatre Heures Live / Simon Bailly : « une image doit passer un message assez rapidement »

Publié le 1er mars 2021 à 16:18 par La rédaction OUR(S)

Pour célébrer son 1er anniversaire, l’équipe d’OUR(S) vous a invité à découvrir les coulisses de cette première année. Simon Bailly est illustrateur. C’est lui qui accompagne OUR(S), la revue depuis le premier numéro. Il a déjà collaboré avec Le 1, Libération, Zadig ou encore Hermès pour la réouverture de sa boutique à Lyon.

J’ai été diplômé des Beaux-Arts d’Épinal en 2015. La spécialité que j’ai étudiée était autour de l’image et la narration. Ça correspond à tous les métiers de la presse et de l’édition, c’est à dire raconter une histoire grâce à une image. Donc rapidement après l’école j’ai commencé à bosser avec Le 1 et Libération. Ça s’est tout de suite bien passé et je continue encore aujourd’hui. Ça s’est déporté aussi un petit peu dans la communication par exemple c’est à ce moment-là où nous nous sommes rencontrés avec Kiblind.

Comment tu prends le brief des sujets abordés dans les articles et comment tu réussis à sentir des sujets avec lesquels tu n’es pas familier ?

Libération demande un rendu d’image la veille ou l’avant-l’avant-veillée de la parution. Il faut donc être disponible et super réactif. J’ai un brief donc par Jérémie et Jean, parfois trois ou quatre semaines avant. Après tous les articles ne sont pas terminés à ce moment-là. Ce qui se passe c’est que je reçois les grands thèmes.

Par exemple pour la couverture du numéro 2 « Géants verts » avec des articles notamment sur le greenwashing, ce sont des sujets que je connais pas mal et que j’entends quotidiennement dans les médias. Je sasis donc où je vais aller vers des biefs pour travailler.

D’autres sujets comme la RSE, je ne connais pas du tout. Là il faut un peu plus fouiller si on n’a pas un article, de décoder et de trouver une idée.

Balance ton agency

Une une comme ça c’est quelque chose qu’on voit beaucoup sur les réseaux sociaux, et c’est bien qu’il y ait une libération de la parole sur des sujets comme ça.

Là où des sujets sont plus difficiles à traiter c’est qu’il faut vraiment trouver une image qui ne va heurter personne et qui va passer un message assez rapidement. Donc l’idée d’avoir des cheveux qui dessinent des mains qui vont vers un corps féminin, on en avait parlé avec Jean et Jérémie.