Le journaliste Michel Texier est décédé

Publié le 12 août 2022 à 10:06 par Mathieu Ozanam

Le journaliste Michel Texier est décédé à l’âge de 76 ans – Photo : capture d’écran Facebook Michel Texier

Michel Texier s’en est allé lundi 8 août. Ancien président du club de la presse de Lyon, il a participé à de nombreuses aventures éditoriales qui ont façonné le paysage journalistique lyonnais.

Le journaliste lyonnais Michel Texier est décédé lundi 8 août au CHU de Saint-Étienne où il avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années. Ses obsèques auront lieu aujourd’hui, vendredi 12 août. Il a connu une période faste de la presse lyonnaise et a été le correspondant de nombreux titres nationaux. Tous ceux qui l’ont côtoyé se rappellent son humour toute en finesse et sa malice. Son élégance n’était pas réservée à sa plume, il arborait avec style. une moustache à l’impériale.

Si la maladie l’avait conduit à arrêter en 2017 ses activités, journaliste il l’était resté jusqu’au bout. « Il faisait comme une revue de presse chaque semaine et il savait nous rappeler quand nous n’avions pas vu une information, témoigne Gérard Guyennon, de l’AJP (association des journalistes professionnels). Il suivait ainsi de très près les péripéties du rachat du quotidien La Provence. » Car Michel Texier ne lâchait jamais. Même convalescent, il continuait à suivre notamment l’actualité du secteur de la communication en Auvergne-Rhône-Alpes.

Une carrière débutée dans les années 70

Michel Texier avait débuté en 1974 au Progrès Soir, l’édition vespérale du quotidien régional. Il travaille ensuite à l’agence de presse Aigles, une filiale commune au Dauphiné Libéré et au Progrès. Dans les années 80, il est chroniqueur social au Progrès.

Il rejoint ensuite Lyon Libération où il est nommé rédacteur en chef adjoint. Le quotidien parisien vient croiser le fer en septembre 1986 avec le groupe Hersant, propriétaire du Progrès, dans la capitale des Gaules. Son directeur Serge July explique alors : « il y avait besoin de réintroduire du pluralisme à Lyon (…) il est impensable qu’une grande ville comme Lyon n’ait pas une grande presse et n’ait pas plusieurs journaux ». Sa promesse : « chaque jour le grand film de la vie lyonnaise », avec l’objectif de faire passer le nombre de lecteurs de Libération de 4 000 à 16 000. 

Lyon Figaro se lance au même moment. Chaque rédaction est constitué d’une cinquantaine de journalistes. Des effectifs qui iront en s’amenuisant au fil des années face à la difficulté à trouver l’équilibre financier pour les deux titres. Lyon Libération est le premier à jeter les armes en 1992. Lyon Figaro résistera jusqu’en 2006. 

Quand il lance Jeudi Lyon en 1994, il réunit autour de lui une rédaction composée de journalistes issus à la fois de Lyon Libération et de Lyon Figaro. Mais l’hebdomadaire ne publiera que quelques numéros avant d’arrêter sa parution. Au cours de sa carrière Michel Texier sera le correspondant de L’Express Rhône-Alpes, du Nouvel Économiste, du quotidien La Tribune Desfossés. En 2003 il prend la rédaction en chef adjoint d’InterMédia, en charge notamment des trimestriels du média rhônalpin de la communication, jusqu’à sa retraite en 2011. Il poursuit jusqu’en 2017 sa collaboration en qualité de journaliste.

Michel Texier s’est également investi dans la vie associative. Il a été à deux reprises président du club de la presse de Lyon, en 1985-86 puis de 2004 à 2006 dans un contexte tendu. Il a ensuite assuré le poste de trésorier en 2010, date à laquelle le club quitte ses locaux historiques de la rue de la Charité.

OUR(S) salue ce grand professionnel de la presse et adresse ses sincères condoléances à ses enfants.