Diffusion de la presse : les ex salariés de la Sad ont jusqu’au 9 mars

Publié le 9 février 2021 à 14:31 par Xavier Alix

Assemblée des ex salariés de la Sad de Lyon, début septembre (photo Facebook).

Licenciés lors de la liquidation de la filiale de Presstalis en mai, ils poursuivent le travail à Vénissieux depuis cet été. Mais le bail de l’ancien dépôt de la Sad a expiré. Vendredi, le tribunal judiciaire a fixé la date limite d’occupation de ces locaux au 9 mars.

 

La situation devait être temporaire. Elle s’éternise. La liquidation en mai 2020 de la filiale lyonnaise de Presstalis, avait provoqué une crise. L’acheminement de la presse nationale aux points de vente de l’agglomération n’avait plus été assuré durant des semaines.

Un bail achevé depuis bientôt 4 mois

Une partie des employés licenciés cherche à créer une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). Le projet qui a obtenu le soutien des MLP (Messageries lyonnaises de presse), de la Métropole et un accompagnement de la Région, reprendrait 44 des 110 salariés de l’ancien dépôt régional de la Sad. Situés à Vénissieux, ces locaux sont actuellement utilisés via une régie portée par le transporteur NMV. De quoi permettre l’approvisionnement, depuis l’été, des points de ventes en titres nationaux.

Sauf que le bail s’est achevé le 24 octobre. Son propriétaire a cependant concédé la possibilité d’y poursuivre le travail. Le temps pour les ex salariés de la Sad de trouver de nouveaux locaux. Ceux-ci pensaient avoir trouver la solution à Saint-Priest. Mais la société Muvrini, derrière ce nouvel entrepôt, n’a finalement pas donné suite.

« Ce sera court pour trouver quelque chose qui convienne »

Parallèlement, NMV a fait l’objet d’une procédure devant le tribunal judiciaire de Lyon, de la part du propriétaire de Vénissieux. L’audience s’est tenue le lundi 4 janvier. Le rendu, qui pouvait déboucher sur une expulsion rapide, est tombée en fin de semaine dernière. Selon le collectif des ex salariés de la Sad, une date limite d’occupation a été fixée.

« Il s’agit du 9 mars. Ce sera court pour trouver quelque chose qui convienne. Mais on y travaille. »

En attendant, le tribunal a fixé un loyer de 1 350 euros par jour. La régie versait jusque-là 150 euros de moins en indemnités journalières pour ces 10 000 m2. Une surface trop grande pour une activité non plus régionale, mais métropolitaine.