Thomas Rouault pousse Snowleader vers les sommets

Publié le 20 mars 2019 à 08:10 par Mathieu Ozanam

Thomas Rouault a cofondé Snowleader avec Gaëtan Bastard-Rosset  © Snowleader 2019

Le jeune entrepreneur haut-savoyard a développé en l’espace de 10 ans un site marchand spécialisé qui s’impose dans le paysage de l’outdoor. [Archive Mathieu Ozanam]

Thomas Rouault a tout juste 26 ans quand il crée Snowleader avec son ami Gaëtan Bastard-Rosset. Dix ans plus tard, le site de e-commerce spécialisé dans les sports de montagne réalise 23 millions d’euros de chiffres d’affaires, compte 80 salariés et vend dans sept pays européens.

L’histoire commence dans un garage au Grand-Bornand pour stocker les skis et autres produits. Le spécialiste de matériel outdoor s’engage à livrer en moins de 24 heures les achats en ligne. «Notre promesse n’a jamais été le prix, car sur internet vous trouverez toujours quelqu’un qui proposera des prix moins élevés », explique Thomas Rouault.

Un esprit facétieux

Clin d’œil pour marquer ses origines savoyardes: ils joignent un Reblochon pour toute commande supérieure à 150 euros. Un bon coup de communication. « En 10 ans nous avons dû écouler 160 000 fromages, soit environ 31 T ! », s’amuse-t-il. Snowleader ne recule devant aucune facétie : en décembre dernier, c’est un préservatif arôme Reblochon qui était offert aux clients à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.

Plus récemment, Snowleader a créé Mountain Spirit avec l’aide de Nivéales Media. Un magazine semestriel de 52 pages diffusé à 100 000 exemplaires, dont 20 000 avec le magazine L’Équipe en janvier 2019.

Un site marchand complété par des points de vente

Depuis quatre ans, Snowleader ne se contente plus de ses ventes en ligne. « Le e-commerce ne pèse que 15 à 20 % des ventes de ski », justifie Thomas Rouault. Un premier magasin a été ouvert à Annecy en 2015. Il a servi de test et d’apprentissage pour ce nouveau métier de retailer. « L’ouverture de la boutique a généré énormémen de notoriété. »

Une autre boutique a suivi à Chamonix en décembre 2017, puis en avril 2018 à Lyon. Paris est évidemment dans la ligne de mire. Avec l’ambition d’ouvrir deux boutiques par exercice fiscal.