Laurent Roux (All Contents) : « Nous nous sommes projetés sur 30 à 45 jours de confinement »

Publié le 25 mars 2020 à 07:28 par Mathieu Ozanam

 

 

[Série Restez chez vous] All Contents est une agence conseil en communication, « spécialisée dans l’influence par les contenus ». Elle est implantée à Paris et à Clermont-Ferrand où elle emploie 28 salariés (marge brute 2019 : 2,2 millions d’euros). Le directeur général d’All Contents Clermont Ferrand, Laurent Roux répond à nos questions.

Comment se présentait l’année 2020 ?

Les premiers signaux étaient très positifs et notre équipe au grand complet. L’année 2019 avait été un peu animée pour différentes raisons. D’une part l’un de nos grands comptes a réduit ses budgets. D’autre part notre organisation interne a été modifiée avec l’absence de plusieurs personnes pour des heureux événements. Nous avons aussi changé de propriétaire l’été dernier en devenant une filiale à 100 % de WAT (We Are Together). 

Comment avez-vous vécu l’annonce du confinement ?

Nos collaborateurs sont restés très posés et très pragmatiques. Nous avons senti très rapidement que nous allions être séparés et qu’il allait falloir rester opérationnels. Nous avons installé un VPN sécurisé pour travailler à distance. Et dès le vendredi nous avons déplacé les grosses centrales qui ont parfois deux ou trois écrans de travail. 

Aujourd’hui je tiens deux visioconférences par jour sur Teams. Nous nous voyons par équipe de six à huit personnes. Cela permet de faire le suivi des dossiers et de maintenir le lien social. Nous nous sommes projetés sur 30 à 45 jours de confinement.

Est-ce que vous pouvez déjà mesurer les répercussions sur vos projets ?

Nos clients n’ont pas annulé, mais il y a environ la moitié des projets qui sont reportés ou ajournés. Par exemple la campagne de communication du parc Vulcania a été déplacée. L’ouverture prévue le 25 mars a été décalée au 1er mai. Nous avons aussi un client qui a mis ses salariés au chômage technique.

De notre côté nous allons rattraper certains retards comme la mise à jour de nos business cases sur notre site. Nous avons aussi maintenu un workshop créatif qui était prévu, mais en l’organisant en visio-conférence.

La crise peut-elle avoir des effets positifs ?

Je suis assez agréablement surpris de voir que nous sommes sollicités sur de nouveaux projets. Par exemple sur la création d’une plateforme de e-learning, sur de la communication de conduite de changement. Cette crise fait émerger de nouveaux besoins.

Nous avons nous-mêmes quelques sujets de fonds pour nourrir la réflexion de nos clients. Et d’autres pour les accompagner sur ce qu’ils peuvent faire dans ces circonstances. Mais nous sommes bien conscients que l’impact financier de cette crise ne sera pas neutre.